Conférence de presse « Centres-villes vivants »

 

La Métropole du Grand Paris (MGP) a été pensée et mise en œuvre pour améliorer la vie quotidienne de ses habitants et parvenir au rééquilibrage territorial. Ensemble, nous avons l’ambition de construire une métropole du XXIème siècle attractive, solidaire et résiliente, au rayonnement mondial. Les centres-villes sont des piliers de l’attractivité économique de nos villes et de la MGP. Ce sont des lieux de vie, de consommation, de rencontres et d’échanges. Leur vitalité est essentielle pour tous les habitants et usagers de la Métropole.

Or le constat qui s’impose trop souvent est celui de la dévitalisation progressive de certains centres-villes, du fait de plusieurs facteurs : concurrence des grandes surfaces et du e-commerce, installation de commerces ou de services de proximité trop peu diversifiés, problématique d’accessibilité et de stationnement, renchérissement des loyers des baux commerciaux… Face à cette évolution, les maires n’ont pas toujours pu réagir efficacement, faute de moyens, d’outils, d’instruments juridiques ou financiers à mobiliser pour mettre en œuvre leur projet politique de dynamisation.

Ce sujet de la dévitalisation des centres-villes se retrouve aujourd’hui sur le devant de la scène tant au niveau national que local. Plusieurs études et rapports récents montrent en effet une dégradation de leur fréquentation, une augmentation inquiétante de la vacance commerciale et une dégradation du parc de logements qui touche principalement les villes moyennes. Leur revitalisation est un enjeu majeur de la dynamisation des territoires.

La Métropole du Grand Paris s’est, elle, saisie de la question depuis plusieurs mois, avec la volonté d’agir en faveur de la préservation et du renforcement des services de proximité, de l’amélioration des lieux de vie, du rééquilibrage territorial et du développement des innovations urbaines. Cette initiative est avant tout le fruit du retour d’expérience de l’application des dispositions relatives à la préemption des baux commerciaux, contenues dans une loi qui, par commodité, a été désignée sous le nom de « loi OLLIER », mais qui en réalité est le fruit d’un travail collectif, et qui a été amendée positivement par la suite, notamment grâce au travail de François BROTTES, président de la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale.

Ainsi, il a semblé utile de faire travailler ensemble les maires, à partir de ce principe, pour inventer un « pacte métropolitain » qui soit le plus adapté possible à leurs attentes s, et qui puisse s’intégrer dans l’appel à manifestation d’intérêt. Cinq réunions sur quinze semaines et une soixantaine de participants à chacune d’elles : le succès est au rendez-vous de la mobilisation !

Fruit du travail conduit par une grande partie des acteurs du territoire métropolitain, afin de proposer des solutions au plus près des enjeux opérationnels auxquels ils sont confrontés, le dispositif retenu, à la fois ambitieux et original, illustrera l’effet de levier produit par la métropolisation de l’action publique et permettra d’accompagner dès le printemps 2018, les communes qui le souhaiteront, dans leur projet de revitalisation des centres-villes.

 

 

Documents issus de la synthèse du groupe de travail « centres-villes vivants » :

- Le dossier de presse "centres-villes vivants"

- Dispositifs existants pour les communes

- Démarches à considérer pour toute revitalisation d’un centre-ville