Une Zone à Basses Emissions Métropolitaine pour mieux respirer !

 

Principalement causée par le trafic routier, la pollution atmosphérique est aujourd’hui la première préoccupation environnementale des Français. 


Malgré une légère amélioration de la qualité de l’air en Ile-de-France en 2017 par rapport à l’année précédente, il reste d’importants efforts à faire pour respecter les niveaux recommandés par l’Organisation mondiale de la Santé.
Pour agir en ce sens, de plus en plus de villes européennes s’attèlent à améliorer le cadre de vie de leurs habitants en adoptant le dispositif de Zones à Basses Emissions, dans lesquelles la circulation est réservée aux véhicules les moins polluants. Cette action est inscrite dans le Plan Climat Air Energie Métropolitain (PCAEM) arrêté à l’unanimité du Conseil métropolitain du 8 décembre 2017.
 
En collaboration avec les collectivités et partenaires concernés, la Métropole du Grand Paris travaille actuellement sur l’étude de préfiguration de la mise en place d’une Zone à Basses Emissions à l’intérieur de l’A86 pour diminuer efficacement les sources d’émissions de polluants atmosphériques. Le dernier comité de pilotage s’est réuni le 7 juin pour définir les conditions de mise en place de cette mesure qui doit être approuvée par les 80 maires concernés avant d’entrer en vigueur.
 
La Métropole du Grand Paris, intercommunalité de Maires, qui détiennent le pouvoir de police administrative nécessaire à cette action, étudie la mise en place d’une Zone à Basses Emissions dans le cadre de la continuité territoriale entre ses communes.  


 
« Nous sommes résolument volontaires avec l’ensemble des élus et des partenaires à passer à l’action pour mettre en place cette ZBE à compter de juillet 2019 de manière progressive. Par ailleurs, je propose d’aller plus loin en créant un guichet unique qui permettra de coordonner toutes les aides de l’Etat et des collectivités, pour l’achat de véhicules propres, qui doivent nécessairement accompagner la mise en place d’une zone à basse émission. La Métropole du Grand Paris a d’ores et déjà déployé depuis 2016 son dispositif d’aide, Métropole roule propre, qui permet à tout habitant de la métropole de recevoir une subvention de 5000 euros pour remplacer son véhicule polluant, non classé, par un véhicule neuf propre », précise Patrick OLLIER.
 


Selon AIRPARIF – l’association de surveillance de la qualité de l’air, la mise en place d’une telle mesure à une échelle métropolitaine devrait permettre de diviser par dix le nombre d’habitants exposés à des dépassements de la valeur limite recommandée en matière de dioxyde d’azote sur le territoire.
 
Lauréate en 2015 de l’appel à projet « Villes Respirables en 5 ans », la Métropole poursuit ainsi son engagement pour améliorer durablement la qualité de l’air et affirme la dynamique engagée avec le vote à l’unanimité du Plan Climat air énergie métropolitain par le Conseil Métropolitain du 8 décembre 2017.