La Métropole en réflexion

La Métropole du Grand Paris élabore le Schéma Métropolitain d’Aménagement Numérique (SMAN) pour soutenir l’innovation numérique et parvenir à une couverture très haut débit sur tout son territoire.

Le Schéma s’appuiera sur le Rapport Liminaire, un diagnostic des pratiques et besoins numériques du territoire. Les collectivités sont d’ailleurs invitées à l’enrichir, lors d’ateliers numériques et via la plateforme « Métropole d’Intelligences ». 

La mobilité et la logistique urbaines font partie des secteurs les plus impactés par le numérique, et occupent une place importante dans le Rapport Liminaire. 

En attendant les contributions des collectivités, le diagnostic métropolitain en matière de mobilité renvoie à deux des quatre thématiques proposées :

  • Métropole attractive : les innovations numériques jouent notamment un rôle important dans l’amélioration de la logistique urbaine.
  • Métropole résiliente : les nouvelles technologies permettent de fluidifier le trafic et d’adopter des modes de transports plus durables. 

Le numérique pour réduire l'impact environnemental de la mobilité

L’amélioration des transports en communs ou individuels est clé pour fluidifier le trafic et réduire la pollution. Trois évolutions technologiques et d’usages permettent d’optimiser la mobilité en métropole :

  • Le transport autonome public promet la mise en circulation en permanence de véhicules, ce qui permettra d’optimiser le parc immobilier et de réduire le nombre de véhicules en Métropole. La France peut compter sur deux startups leader en la matière : EasyMile et Navya.
  • Les smartphones sont le support de nombreux nouveaux services de mobilité offrant aux utilisateurs la possibilité de mieux planifier leurs déplacement (CityMaper, Waze) ou d’accéder au covoiturage (BlaBlaLines) ou à l’autopartage (Drivy)
  • Ces nouveaux services favorisent me passage de la propriété à l’usage: on comptabilise 1 million d’utilisateurs Drivy, qui, par la mise ne relation d’usagers privés, optimisent le parc automobile privé.  Par ailleurs, à Paris, en 2014, 63% des ménages parisiens ne possédaient pas de voiture. Cela créée des opportunités pour de nouvelles sociétés misant sur le partage et la location courte durée comme CityScoot, L’enjeu est désormais de faire bénéficier les habitants des territoires de la périphérie de solutions alternatives à la possession d’un véhicule particulier. 

 

La Métropole veut favoriser l’expérimentation de ces nouvelles technologies.

L’axe 2 du Pacte métropolitain pour la logistique urbaine prévoit de favoriser la transition des flottes vers des véhicules à faibles émissions. Le déploiement des véhicules à faibles émissions doit s’accompagner du déploiement de stations d’avitaillement, dont le repérage est facilité grâce à des applications comme Charge Map.

Le numérique pour optimiser la logistique urbaine

La gestion du transport de marchandises est un facteur déterminant de dynamisme économique, de qualité de vie et de développement durable. En effet :

  • Garantir un trafic fluide est capital pour les entreprises. Il faut donc apporter des solutions aux facteurs de complexification de la chaîne de livraison : la raréfaction u du foncier ; l’éclatement des flux de livraison dû à l’essor des livraisons à domicile…
  • Par ailleurs, selon l’Ademe les services de livraison sont à l’origine de 25% de la pollution urbaine en 2017[1]),

En l’absence de régulation nationale, les Métropoles ont un rôle essentiel.  C’est pourquoi la Métropole élabore un pacte métropolitain pour la logistique urbaine, avec les collectivités volontaires. Il prévoit 4 axes et 12 actions, parmi lesquelles

Axe 1 Optimiser les flux et les livraisons notamment en :

  • Harmonisant les règlements de voirie et de livraison dans la Métropole en rédigeant d’ici 2020 « un référentiel commun ».
  • En optimisant l’utilisation des espaces publics (voies de circulation, de bus, aires de livraison…) par un meilleur accès et un partage des usages
  • Facilitant le transport fluvial :

Des innovations numériques permettent de remplir cet objectif – comme l’illustre le partenariat de la SNCF avec la société Pickup : il prévoit le déploiement de points de relais automatisés dans 250 gares en France, ce qui devrait écurie le trafic lié à la logistique urbaine.

Axe 2 – Favoriser la transition des flottes vers des véhicules à faibles émissions

Action 8 : Adapter les normes relatives au stationnement et au rechargement des véhicules électriques en sous-sol

Enfin, la Métropole souhaite s’engager vers la maîtrise de la circulation due au transport de marchandises. A ce titre elle devra notamment mettre en place une zone de circulation à basses émissions et amorcer la réorganisation logistique territoriale. Cette réorganisation conduira à l’harmonisation de la circulation et du stationnement pour les véhicules de livraison entre les différentes communes.

L’expérimentation de test grandeur nature pour les aires de livraison « intelligentes »

La charte suggère de tester grandeur nature les aires de livraison « intelligentes », munies de capteurs et de caméras pour garantir leurs accès aux pros de la route, mais aussi le partage des couloirs de bus entre camions et transport public selon les heures. Le bilan de ces expérimentations permettra de choisir la technologie à mettre en œuvre sur l’ensemble du territoire.

Axe 3 : Valoriser l’intégration des fonctions logistiques dans les documents d’urbanisme et les projets d’aménagement

Axe 4 Le consomm’acteur, un maillon facilitateur de la chaine logistique : le Pacte prévoit de sensibiliser les citoyens aux enjeux de la logistique urbaine et de valoriser des des applications leur permettant d’agir pour l’améliorer, à l’image de LivingPackets, qui donne la possibilité à des particuliers de transporter des colis lors de leurs voyages.

[1] http://www.journaldunet.com/economie/transport/1195427-la-ville-de-demain-comment-la-poste-se-positionne/

Mobilité & Logistique Urbaine

Alors que les collectivités font face à la congestion croissante de leurs infrastructures de mobilité et que la réduction de l’empreinte carbone est un objectif commun, la révolution numérique est venue bouleverser la mobilité des personnes et des marchandises.

Le numérique transforme les rythmes de vie, les modes de déplacement et de consommation ( mobilité du partage, livraison express domicile, télétravail…). Il permet aussi le développement de mobilités du futur (électrique, autonome etc.), qui transforment déjà durablement l’aménagement urbain.

Les collectivités peuvent mobiliser les outils du numérique pour accompagner au mieux ces mutations. Elles peuvent en effet expérimenter de nouvelles solutions pour l’optimisation des flux de mobilité, l’exploitation de surfaces foncières existantes, et pour adapter leurs décisions de planification et réglementaires en conséquence.

L’adaptation des collectivités à ces changements relève à la fois d’un enjeu de rayonnement et de résilience, tous deux inscrits dans les défis de la Métropole d’Intelligences.

A travers le « Pacte pour une logistique métropolitaine », signé le 10 septembre 2018, la Métropole s’engage, avec ses partenaires, pour une logistique durable des marchandises.

Le Pacte comprend 12 mesures prioritaires articulées autour de quatre axes prioritaires :

  • AXE 1 – Optimiser les flux et les livraisons
  • AXE 2 – Favoriser la transition des flottes vers des véhicules à faibles émissions et silencieux
  • AXE 3 – Valoriser l’intégration des fonctions logistiques dans l’urbanisme et les projets d’aménagement
  • AXE 4 – Le consomm’acteur, un maillon facilitateur de la chaine logistique

Les contributions

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