Logistique métropolitaine

Axe majeur de l’action métropolitaine, la logistique urbaine doit contribuer à l’émergence d’une métropole innovante et résiliente.

PRÉPARER LA LOGISTIQUE URBAINE DU FUTUR

Il faut entendre par logistique urbaine métropolitaine, toutes les prestations concourant à une gestion optimisée des flux de marchandises en milieu urbain. Le cœur de cet enjeu réside dans la problématique des premiers et derniers kilomètres, tout en ne se résumant pas à cela.

Ce domaine constitue un défi à de multiples échelles : c’est un service aux habitants, entreprises et artisans des communes, c’est la source de nombreux emplois à l’échelle de la Métropole, et c’est aussi un « maillage » du territoire par ses infrastructures.

Concurrencée par d’autres secteurs économiques pour l’occupation du foncier dans la zone dense, la logistique nécessite, pour se développer en ville, un véritable portage politique. En matière de cadre de vie et d’environnement, elle a des impacts sur la qualité de l’air, les nuisances sonores et la congestion urbaine. Elle doit sans cesse se réinventer pour s’adapter aux nouveaux modes de vie et nouveaux usages. Les évolutions rapides, comme le développement du e-commerce, exigent de préparer la logistique urbaine du futur.

Mais il n’existe pas à ce jour, d’autorité organisatrice du transport de marchandises à l’instar de ce qui prévaut pour le transport de personnes. La Métropole du Grand Paris constitue donc une échelle de gouvernance permettant de répondre aux défis logistiques qui se renforceront d’ici à 2020 avec la mise en chantier du Grand Paris Express, l’accueil des grands événements (Coupe du Monde de Rugby 2023, Jeux Olympiques et Paralympiques 2024), la croissance du e-commerce et la revitalisation des centres-villes.

 

MESURES PRIORITAIRES

De nombreux acteurs de la logistique se sont mobilisés en 2017 pour identifier douze mesures prioritaires permettant de contribuer à l’amélioration de la logistique des marchandises dans l’aire métropolitaine et ainsi préparer un « Pacte pour une logistique métropolitaine ».

Ces douze mesures sont organisées autour de quatre axes principaux :

– Optimiser les flux et les livraisons ;

– Favoriser la transition des flottes vers des véhicules à faibles émissions et silencieux ;

– Valoriser l’intégration des fonctions logistiques dans l’urbanisme et les projets d’aménagement ;

– Le consomm’acteur, un maillon facilitateur de la chaine logistique.

Le Pacte pour une logistique métropolitaine a été adopté à l’unanimité par le Conseil métropolitain le 28 juin 2018.

SIGNATAIRES DU PACTE

Pacte


Réunissant 73 signataires depuis le mois de septembre 2018, plusieurs dizaines d’acteurs de la logistique, publics et privés, ont signé le pacte pour une logistique métropolitaine dont 18 communes, 5 établissements publics territoriaux, 28 associations professionnelles et entreprises et 7 représentants des administrations de l’Etat, des chambres consulaires et des agences d’urbanisme.

« Il s’agit de prendre à bras le corps l’avenir de la logistique urbaine du premier et du dernier kilomètre, qui a un impact sur notre vie de tous les jours », souligne Patrick Braouezec, président de Plaine Commune, Vice-Président délégué à la logistique métropolitaine.

Ce dernier coordonne, avec Jean-Michel Genestier, Jean-Bernard Bros et Claude Samson (Afilog), le groupe de travail mis en place au sein de la MGP sur ce sujet, avec le soutien de l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) et de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU).

La Métropole du Grand Paris avec à ses côtés Voies Navigables de France, Haropa (Ports de Paris Seine Normandie), le SIGEIF (Syndicat intercommunal pour le gaz et l'électricité en Île-de-France), la Chambre de Commerce et d’Industrie et d’autres partenaires, pilote les travaux sur la logistique urbaine, donnant un caractère opérationnel et concrets aux ambitions portées par le Pacte pour une logistique métropolitaine d’ici à 2020.

MISE EN ŒUVRE et expérimentation

C’est une démarche volontariste de la part des communes et des territoires de la Métropole, qui conservent les leviers de la mise en oeuvre des actions en faveur de la logistique. Le Pacte laissera une place importante à l’innovation, à l’expérimentation pour des actions très opérationnelles, mises en œuvre par les acteurs de la logistique déjà impliqués ou à venir.

Dans le cadre de la mise en œuvre du Pacte pour une logistique métropolitaine, les communes de Drancy, Les Lilas, Romainville se sont engagées  à expérimenter une harmonisation des règles de circulation, de stationnement et d’arrêt du transport de marchandises :

A compter de la mise en place de la nouvelle signalisation routière prévue à la mi-novembre 2019 et jusqu’à fin 2019, tous véhicules dédiés au transport de marchandises dépassant les 12 mètres de longueur seront interdits de circulation sur le périmètre de ces communes (voir carte) du lundi au samedi de 7h à 20h. De plus, l’ensemble des véhicules de livraison devront être équipés d’un disque qui permettra de limiter à 30 minutes leur arrêt sur les aires de livraison afin d’assurer une meilleure rotation des véhicules sur ces espaces et une meilleure disponibilité.

Expérimentation


Cette expérimentation devra permettre de vérifier que l’harmonisation des règlementations permet une meilleure lisibilité des règles sur l’ensemble du territoire, un meilleur respect de celles-ci par les opérateurs de transport et un meilleur usage de l’espace public

Chiffres clés

200 MILLIONS DE TONNES DE MARCHANDISES TRANSPORTÉES CHAQUE ANNÉE EN ÎLE-DE-FRANCE

90 % DU TONNAGE DE CES MARCHANDISES EST TRANSPORTÉ PAR ROUTE

4,4 MILLIONS DE MOUVEMENTS DE MARCHANDISES CHAQUE SEMAINE EN ÎLE-DE-FRANCE dont 62% sur le territoire de la Métropole du Grand Paris

400 000 EMPLOIS SALARIÉS EN ÎLE-DE-FRANCE