Le Conseil métropolitain a approuvé ce jour à l’unanimité le Plan de Prévention du Bruit dans l’Environnement (PPBE) pour la période 2019-2023 présenté par Jacques-Alain BENISTI, conseiller métropolitain délégué à la mise en oeuvre des mesures de lutte contre les nuisances sonores et aéroportuaires.

Le PPBE constitue un document stratégique inédit puisque précédemment, 40 % des communes de la Métropole ne disposait pas d’un tel document. Il prévoit, à partir des travaux conduits avec Bruitparif, et tout particulièrement les cartes stratégiques de bruit, de mettre en place un plan d’actions pour lutter contre les nuisances routière, ferroviaire, aérienne et industrielle.

Dans ce cadre, la Métropole du Grand Paris mobilisera une enveloppe de 100 millions d’euros sur 5 ans pour des travaux opérationnels dans les communes, en coordination avec les gestionnaires d’infrastructures (comme des financements de murs anti-bruit ou d’enrobées phoniques).

« Le PPBE représente un enjeu fort pour la Métropole puisque le bruit a des effets majeurs sur la santé : ainsi, 15 % de la population métropolitaine, soit 1 million de personnes sur les 7,2 millions d’habitants, sont exposés à des seuils supérieurs à la réglementation », indique Patrick Ollier.

« Le diagnostic acoustique métropolitain calculé selon une méthode de l’OMS indique que les habitants de la Métropole perdent en moyenne huit mois de vie en bonne santé. Une moyenne qui cache des situations très préoccupantes », rajoute Jacques-Alain BENISTI.

Didier GONZALES, président de Bruitparif, en a profité pour souligner la qualité du travail menée par la Métropole du Grand Paris « qui, sans faire de bruit, fait du bien contre les nuisances sonores ».